Expositions
Grégory Chatonsky
Installation dans le cadre des 4ème Empreintes numériques du 7 au 29 avril
L'Invention de l'Identité
Alors même que les rappels à l'ordre identitaires sont de plus en plus fréquents, la généralisation du réseau numérique semble transformer nos existences et inquiéter nos identités: amitié et amour, information et renseignement, repentance et nationalisme, consommation et récession, communication en tous sens où nous sommes ici et ailleurs tout à la fois. Entre le désir de retrouver une stabilité perdue et celui de se plonger dans une perte enivrante, l'identité subie une transformation profonde dont les médias de masse se sont fait le relais ces derniers mois.
Différents dispositifs de Grégory Chatonsky sont rassemblés autour de cette tension. Ils proposent de troubler la possibilité même d'une réappropriation identitaire et d'expérimenter nos empreintes, les murs qui nous protègent, les familles que nous créons, les voix qui nous entourent. Chaque espace et chaque lieu propage des identités qui peuvent se disloquer et se reprendre, s'effondrer pour dire la fragilité ou s'imposer à l'autre.A voir également au lieu-Commun et à La Fabrique de l'Université de Toulouse le Mirail.
Joseph Clemente
Peinture
Du 5 au 28 mai
"Un artiste est un enfant expérimenté." Peter BrookJe suis né dans une communauté d’exilés rassemblés dans un village du Sud-Ouest où mes parents (mère asturienne, père andalou) se sont rencontrés. Les années 50 : je me souviens d’une grande maison pleine de bruits,de discussions, de rires, où transitent clandestins, militants républicains,
déracinés plus récents...Avant de savoir lire et écrire, fasciné par les gestes et les traces de l’écriture, je remplis des pages de signes en forme de lettres inventées. Fasciné par le dessin, je reproduis les caricatures des journaux et les héros des illustrés. Plus tard, je reçois d’autres chocs, d’autres leçons : MATISSE, LÉGER, HANTAÏ, HÉLION, KLEE, les Espagnols : GRIS, SAURA, TAPIÈS, MILLARES, CHILLIDA, ARROYO (et bien sûr, le vieux Pablo, si souvent visité calle Montcada), les Toulousains : MARFAING, FAUCHÉ, GUÉRIN, PRADAL, GINER, SALILLAS.
La fascination est toujours là : ADAMI, BIOULÈS, SEGUÍ, BRAUN-VEGA...
Tous m’aident à voir, à sentir le monde. Ils nourrissent ma peinture.
Alain Garrigue: Broken Brooklyn
Expo Peinture
Du 1er au 29 juillet
Alain Garrigue a loué un atelier à New York, entre 2007 et 2009. L’exposition à l’Espace Bellegarde présente les travaux réalisés à Brooklyn durant cette période. Une série de toiles ainsi qu’un récit, « Broken Brooklyn », sorte de journal de travail halluciné ponctué de photographies restituent sa vision kaléidoscopique de la Grande Pomme : « Rues où je déambule.New York semble constituée d’une matière dont l’émergence aurait déterminé soudain son existence. La ville entière est du bruit solidifié. Certaines villes sont plates, hautes, froides, distantes, échevelées, d’autres sont moussues ou au contraire minérales ; New York est, dans sa structure même, du pur boucan. Les rues sont un appel. Autant d’immeubles, autant de cris. Des strates de hurlements superposés qui, au final, emplissent l’air en cristallisant immédiatement, comme un béton à prise rapide. Chaque coup de klaxon ajoute une brique et tous les dix coups la stridence flottante d’une sirène de flics ou d’ambulance vient déposer tout un étage supplémentaire de ciment et de fer. D’un claquement sec, d’une brève interjection lancée contre un mur, se plantent rivets et clous, s’insèrent profond boulons et poutrelles IPN. Tous hurlent plus haut, plus fort ; les piaillements s’enchevêtrent les uns aux autres et de cette anarchie de sons trop saturés naît une architecture du bruit. Une géométrie de l’écho .(…) Tout coule, gronde, stridule, malaxe, vocifère, déverse, crie et s’encastre.
Je viens de peindre un petit tableau que j’appelle : « Brooklyn Desiderata ».Il est six heures du matin. Je me prépare un café et je monte le siroter sur le toit, les « Lettres intimes » de Stendhal dans la poche, face au pont de Williamsburg. »
Charles Giuloli
dans le cadre de Rio Loco
Estampes numériques interactives
Du 10 au 30 juin
Les choix que doit faire le peintre ont parfois quelque chose de forcé. Les choix aléatoires de l’ordinateur confèrent au contraire à l’œuvre une légèreté particulière. Une esthétique du hasard en quelque sorte. L’exposition présentera quelques estampes numériques issues de créations récentes et quatre installations dynamiques en vidéo-projection, dont deux créées spécialement sur le thème de l’Afrique du Sud :
« Toulou-Zoulou » une installation musicale interactive. L’image évoque la danse africaine. Elle est composée en direct à partir des silhouettes des visiteurs qui dansent au son de la musique et « Variations africaines », un programme aléatoire qui compose et recompose le drapeau de la république sud africaine.
« La séduction des nombres ». La projection en parallèle de deux images évolutives : l’une est chaude, séduisante et colorée, l’autre est faite de lettres et de chiffres, c’est le code informatique de la première.
« Météorologie » une mise en relation d’images de C.Giulioli avec la musique de Gilles Baroin. Le système de composition musicale de Gilles Baroin crée une musique « automatique » à partir de règles précises. A l’intérieur de ces règles, des choix doivent être faits. Ils peuvent être laissés au hasard, à l’inspiration du pianiste ou à des paramètres extérieurs. Ici l’évolution de la musique et des images sera guidée par des facteurs atmosphériques : vent et lumière.
Grégory Chatonsky: Installation dans le cadre des Empreintes numériques #4
L'Invention de l'Identité du 7 au 29 avril
Alors même que les rappels à l'ordre identitaires sont de plus en plus fréquents, la généralisation du réseau numérique semble transformer nos existences et inquiéter nos identités: amitié et amour, information et renseignement, repentance et nationalisme, consommation et récession, communication en tous sens où nous sommes ici et ailleurs tout à la fois. Entre le désir de retrouver une stabilité perdue et celui de se plonger dans une perte enivrante, l'identité subie une transformation profonde dont les médias de masse se sont fait le relais ces derniers mois.
Différents dispositifs de Grégory Chatonsky sont rassemblés autour de cette tension. Ils proposent de troubler la possibilité même d'une réappropriation identitaire et d'expérimenter nos empreintes, les murs qui nous protègent, les familles que nous créons, les voix qui nous entourent. Chaque espace et chaque lieu propage des identités qui peuvent se disloquer et se reprendre, s'effondrer pour dire la fragilité ou s'imposer à l'autre.
A voir également au lieu-Commun et à La Fabrique de l'Université de Toulouse le Mirail.
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